Médias : Associez la vérité à vos écrits

Publié le par Patrice Kouakou

L’exactitude est un principe de base de tout service d’information. Si l’exactitude fait défaut, il manque son objectif auprès du public et perd sa crédibilité. Quand les faits sont remplacés par des contre vérités et des inexactitudes, la distorsion des informations intervient. L’esprit de réconciliation infusé dans les pays en crise contribuera à restaurer la communion brisée et à effacer la douloureuse parenthèse de leur histoire. La presse devrait accompagner cette politique de cohésion sociale. Dans les zones de tensions, la presse devrait jouer son rôle distinctif dans l’établissement d’un véritable système démocratique. La responsabilité des journalistes est de plus en plus importante. Car la presse est le lien principal entre gouvernants et gouvernés. Devoir de mémoire, la démocratie est la forme de gouvernement qui propose que les grandes décisions concernant la vie de tous soient prises par la majorité des citoyens mais que la minorité puisse s’exprimer librement et même être représentée.  La souveraineté appartient alors à l’ensemble de la collectivité. Voilà pourquoi Abraham Lincoln a pu dire de la démocratie qu’elle est : « Le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple ».  L’idéologie démocratique valorise donc l’égalité politique, l’égalité des chances, la confiance. Les journalistes sont invités à exercer selon la déontologie du métier, l’éthique, et la loi sur la presse. Encore faut il, évidemment, que les organes de presse remplissent correctement leur rôle : le niveau et l’efficacité de la participation politique des citoyens, fondement  même de la démocratie, dépendent de la qualité et de la quantité d’informations dont ils disposent. N’utilisez pas la rumeur ; un organe de presse ne doit pas se livrer à des conjectures et ne doit également pas émettre d’opinions. En dépit de toutes ses bonnes intentions, des journalistes doivent faire leur mue et leur autocritique. Les fautes professionnelles sont encore nombreuses relativement à la grille de lecture et d’écoute des médias. Dérapages et dérives se multiplient dans les médias de masse. Au total, nous notons les manquements aux règles du métier de journaliste, ainsi que les fautes d’éthique et de déontologie. Ne t il pas pour cela qu’on reproche aux journalistes leur engagement politique partisan, leur accointance avec les hommes politiques, leur manque de professionnalisme conséquence de leur formation ? L’on invite cette corporation à faire fi des manquements à l’éthique et à la déontologie du journalisme. Car la sagesse exige que ce soit par cette voie que les médias pourront aider à la consolidation d’une société démocratique et réconciliée.

Patrice Kouakou

 

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