Liberté de la presse : L’OJPCI pour un journalisme critique

Publié le par Patrice Kouakou

L’organisation des journalistes professionnels de Côte d’Ivoire (OJPCI) a organisé une conférence débat, dans le cadre de la journée mondiale de la liberté de la presse, au siège de la représentation de la CEDEAO à Abidjan. Trois communications ont ponctué cette cérémonie impulsée  par le Président de l’OJPCI, Olivier Yro.

D’abord «La liberté de la presse au regard des nouveaux métiers des technologies de l’information et de la communication»  de Zio Moussa, Président de l’observatoire de la liberté de la presse, de l’éthique et de la déontologie (OLPED). Il a indiqué en substance que c’est l’information qui est un pouvoir, ce n’est pas le journaliste. Car pour Zio Moussa, les journalistes ne sont donc pas le quatrième pouvoir. «C’est un métier noble et un métier très exigeant. Au bout de la liberté, il ya la responsabilité sociale. Il ya la responsabilité des journalistes dans la publication et dans le traitement de l’information» a-t-il ajouté.

Ensuite «Actualité des médias en Côte d’Ivoire»,  communication de Beaudelaire Mieu, Représentant résident de Reporters Sans Frontières (RSF). A l’en croire, le journalisme voit se profiler un horizon où les nouvelles menaces se mêlent aux anciennes menaces.

Enfin «Communication, diversité culturelle et mutations : leurres et lueurs d’une pratique à l’autre»,  intervention du Professeur Amoa Urbain, Recteur de l’Université Charles Louis De Montesquieu. La mystique de la communication, pour le Professeur Amoa Urbain, réside dans le spirituel, le sacré, l’éthique, le moral, et l’esthétique. Il invite les journalistes à être de vrais communicateurs et des journalistes professionnels. Ainsi savoir communiquer, savoir être, responsabilité et crédibilité s’imposent aux journalistes. Le Professeur Amoa Urbain exhorte des entreprises à parrainer les journalistes pour la formation. En somme, il a offert cent bourses d’études à l’OJPCI pour le renforcement des capacités de ses membres au sein de l’université dont il est le Recteur.

Il est demandé aux journalistes, un journalisme original, critique et bien documenté. Un journalisme qui s’appuie sur des règles de déontologie professionnelle exigeantes et sur une éducation aux médias de qualité. «Seuls l’indépendance, la force de caractère, l’objectivité et le discernement des journalistes et des médias permettront de surmonter les terribles menaces que le monde nouveau fait peser sur la liberté de l’information aux quatre coins du globe» a précisé le journaliste colombien Guillermo Cana Isaza, deux ans avant son assassinat en 1986.

Fort de tout cela, l’UNESCO est avec tous ses partenaires, le fer de lance du plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité à travers le globe.  La Directrice Générale de l’UNESCO, Irina Bokova invite tous à aiguiser nos esprits pour défendre les libertés indispensables à la paix et à la justice.

Patrice Kouakou Wanset

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