Côte d’Ivoire/Droits de l’homme : Protection des défenseurs dans leur activité

Publié le par Patrice KOUAKOU

La Commission Nationale des Droits de l’homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI) a organisé dernièrement un atelier d’appropriation de loi au Centre de Recherche et d’Action pour la Paix (CERAP) à Abidjan Cocody. C’est la loi Numéro 2014 – 388 du 20 janvier 2014 portant promotion et protection des défenseurs des droits de l’homme, et  son décret Numéro 2017 – 121 du 22 février 2017 portant modalités d’application.

La loi est composée de 20 articles subdivisés en 4 chapitres. L’appropriation de cette loi, d’abord protège de façon définitive les défenseurs des droits de l’homme par l’adoption d’un cadre juridique ;  ensuite donne aux acteurs de connaître les modalités de l’État ; enfin veille au respect des droits des défenseurs  des droits de l’homme.  Car la liberté sans la loi peut conduire à l’anarchie, a-t-on appris.

La CNDHCI est chargée de piloter ce mécanisme de protection des défenseurs des droits de l’homme. Pour la Présidente de la Commission Nationale des Droits de l'Homme de Côte d'Ivoire (CNDHCI), Mme Namizata SANGARÉ, cette appropriation du contenu de ces 2 textes par tous est un atout majeur. Car l’avènement de ces textes contribue à un meilleur standard des droits de l’homme dans notre pays, au développement durable, et donc à l’émergence. « Ce mécanisme fait de la Côte d’Ivoire une référence des droits de l’homme » a-t-elle souligné.

Représentant le Garde des sceaux, Ministre de la justice et des droits de l’homme, le Directeur de la promotion des droits de l’homme, Docteur André Kamaté a indiqué que c’est un partage aux parties prenantes qui au péril de leur vie œuvrent pour la préservation, la protection de la dignité de l’homme. Il exhorte à s’approprier cette loi et son décret d’application. Car elle va faciliter la construction des droits de l’homme, l’édification de la paix, et la consolidation de la cohésion sociale.

Pour Marthe Coulibaly, de la Coalition ivoirienne des défenseurs des droits de l’homme, la Côte d’Ivoire est un pays en termes de vote d’une loi spécifique en Afrique et dans le monde. « Cette situation nous oblige à mettre un mécanisme de suivi, de mise en œuvre de cette loi » a-t-elle précisé.  

La CNDHCI et les parties prenantes s’engagent entre autres à : contribuer à la vulgarisation de la loi Numéro 2014-388 et de son décret d’application; faire une large diffusion de ces textes au sein des organisations de défense des droits humains sur toute l’étendue du territoire; promouvoir les mécanismes internationaux et régionaux protégeant les défenseurs des droits de l’homme pris individuellement et collectivement; lutter énergiquement pour la mise en place immédiate d’un mécanisme fonctionnel, opérationnel et inclusif de protection des défenseurs des droits de l’homme;  agir en synergie avec les autorités compétentes pour la mise en place d’un système spécial de sécurité pour les défenseurs des droits de l’homme ; et à  prendre des mesures appropriées pour assainir et professionnaliser la fonction de défenseur des droits de l’homme.

Il s’agit maintenant de mettre en œuvre le mécanisme national de protection des défenseurs des droits de l’homme.

Patrice Kouakou

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